Philippe's profileJKA BOULOGNE ... le prof...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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April 23 DOJO KUN et le respect...Je revisualise tout... chaque endroit, chaque instant... je savoure. Au lendemain d'un premier tour d'élection présidentielle où chacun souhaite apporter des résponses à la société en crise, je ne peux que m'empêcher de revoir le respect de l'environnement, le respect des autres, le respect de chacun... sans contraintes mais emprunt de courtoisie. La réponse politique est peut -être quelque part dans le dôjô kun. En effet, alors que j'ai de plus en plus le sentiment, qu'en occident on morcelle la pratique, on la juxtapose à d'autres éléments de la vie sociale, familiale, prossessionnelle, associative; là-bas "le tout est plus grand que la somme des éléments qui le composent". Le respect est global! Le dôjô kun est peut-ête inconnu des non-karateka, mais est présent partout à travers le RESPECT. D'ailleurs, chaque phrase énoncée et répétée du dôjô kun est précédée du mot "premier" pour bien rappeler qu'il n'y a aucun ordre dans les cinq préceptes. Ils n'ont pas de priorité les uns par rapport aux autres et ne forment qu'un "Tout". Une autre interprétation... les boudhistes utilisent beaucoup de moyens pour raviver leur présence d'esprit, pour les inciter à l'altruisme. Puis-je aller jusqu'à l'idée que le dôjô kun serait une sorte de mantra récité servant à calmer l'esprit et permettant d'observer en quoi au dôjô comme dans le quotidien, les Respects doivent guider notre conduite. Si le spropos pourraient choquer, je m'interroge sur les pratiques occidentales qui se disent soit sportives et se rattachant à l'idée de mode de vie. Plus loin sur celles et ceux qui se tournant vers le karate traditionnel tentent de colorer leur manière d'être, soit de philosophie, de spiritualité. Là-bas rien n'était coloré ou divisé. Toutes les pratiques se conjuguent et cohabitent en un seul lieu. La réponse ne réside ni dans les croyances religieuses, ni dans des coutumes ou doctrines martiales. La spiritualité est la quête de sens. Alors, le Respect dans la pratique comme dans la vie doit nous guider. Tout s'organise dans la fidélité au Respect, dans la recherche du beau, de l'artistique, de la perfection. Sans doute cela agit sur le caractère....et ce dernier s'éduque à partir de ce Respect constamment présent . La boucle est bouclée... April 21 de retour du japonSur la trace de l'histoire du karaté. Un voyage inoubliable...une réalité. En fait mes représentations étaient faussées. Je pense que beaucoup de karateka se trompent sur l'éthique du karaté. J'ai compris que ce que veut dire le karate-dô. Je crois avoir compris que ce qu'on entend quand on annonce que le dôjô kun ne s'arrête pas à la porte du dôjo. Et fait, je pense que beaucoup de pratiquants se donnent une image disciplinée, teintée de règles, de codes et se contraignent à une discipline dans la pratique de leur karate. Il faut aller là-bas au pays du soleil levant pour comprendre que ce n'est pas le karateka qui est ainsi. Le karate ne fait que refléter les codes et valeurs éducatives de tout Japonais. Il n'y a aucun apparât. La vie est ainsi organisée aussi bien dans la ville, le métro, les magasins, dans les dojos sans contraintes. Un seul mot "Respect"...Ils se respectent d'abord eux-mêmes, sont altruistes, respectent l'environnement, leur culture...Une bonne leçon d'éducation! Arrêtons de "paraître" dans les dojo, faisons en sorte que le respect soit le fil rouge de notre vie au quotidien, et le respect dans le dôjô et dans la pratique deviendra implicite sans être une juxtaposition de singeries sans significations. February 23 "cce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est chemin".La citation n'est peut-être pas exacte. Elle est de Simone VEIL...et je me permets d'ajouter que c'est aussi dans le difficile que l'on rencontte la satifaction, le plaisir lié à la réussite. Difficile, je ne sais pas...contraignant certainement, atypique on me le désigne...tel est mon parcours. Celui de l'élève moyen...
Je n'étais pas un enfant sportif performant et je touchais à tout pour rejoindre les copains. J'étais seul et fils unique. Papa avait souffert de la guerre, perdu son frère, puis son père, ses biens...il avait dû être un élève et enfant modèle. J'ai été un enfant heureux et un élève moyen. Papa a toujours remporté de grandes épreuves pour rester en bonne santé : tuberculose, pancréatite, interventions chirurgicales variées, problèmes cardiaques... Maman. issue d'une famille modeste et nombreuse a très tôt connu les aléas du cholestérol, du diabète...Sans doute les joies du bonheur, des singularités, des traditions conjugués avec les effets du progrès et de la modernité. Alors, je voulais être biologiste médical, médecin ou chirurgien. Sans doute la volonté infantile de vouloir protéger et faire perdurer les siens. Un professeur de sciences naturelles a su très vite découragé un élève moyen de sixième en une dizaine de secondes. A méditer...
Enfant, j'ai vécu dans cette complexité : hygiène alimentaire et sanitaire face à des pathologies familiales conjuguée aux bonheur de vivre, dans une famille unie.
Tout parcours commence par la rencontre avec un Homme se plait à dire Gilles LECOCQ, psychologue, et professeur de sociologie à l'ILEPS (Cergy-Pontoise). Quelle avait été la mienne de rencontre ? Celle qui avait occasionnée toutes les suivantes et qui allaient baliser le chemin ?
Papa devait suivre des séances de kinésithérapie. Je l'ai accompagné chez M. Pierre DUVAL, à Boulogne-sur-mer. C'était un kiné, un sportif, un homme de coeur, un passionné des relations humaines. Sans pathologie, j'ai très vite reçu l'injonction de m'allonger et de m'associer à mon père pour effectuer les mêmes exercices abdominaux et respiratoires. Les patients se faisaient soigner dans des boxs. Au rez-de-chaussée, c'était une salle de culture physique. On y enseignait la méthode Desbonnet. Des haltères, des miroirs, des espaliers, des sandows, des massues étaient les témoins d'un passé où le mouvement rend les hommes plus forts. Merci Pierrot, car c'est toi la priemière balise. C'est toi qui m'a donné le goût de l'effort. Tu m'as montré qu'il y avait une trajectoire a dessiner. J'ai lu la confiance qu'un Homme peut avoir envers un jeune. Croire en l'autre.
Très vite, je suis passé au rez-de chaussée...où tu as fini par me confier la direction d'un cours de culture physique. C'était la fin des années 70, début 80 et l'apparition dans les salles du Fitness et du culturisme.Culture physique, cyclotourisme, boxe, footing.. tout est allé très vite. Je me découvrais dans une trajectoire sportive et riche, alors que la trajectoire scolaire était triste et m'ennuyait. J'ai bien eu du mal à avoir un baccalauréat. Des professeurs à l'écoute et ouverts m'ont permis de réussir au BTS... L'élève moyen.
L'armée, les cours par correspondance, le tronc commun (tout seul!) et Pierrot innovait dans un salle de fitness et m'attendait comme personne-ressource. Quelle confiance ! J'avais rencontré Brigitte. Son frère, Philippe, pratiquait le karaté et je l'ai suivi. C'est une autre histoire.
La gestion de la salle, un investissement...un Brevet d'état musculation, puis un brevet d'état karaté, puis on me proposa de donner des cours au Creps de Dinard... L'élève moyen prenait peu à peu une casquette de professeur de...?
Le Karaté enseignait dans cette salle m'a permis de développer un karaté traditionnel. Pierrot me faisait confiance, un autre Homme, Sensei Daniel LAUTIER aussi ! Senseï m'a montré une trajectoire parallèle, où les valeurs autour du bonheur, de l'écoute de l'autre, du goût de l'effort contribuent à mener plusieurs chemins de front pour ne former qu'une seule route. Ou plutôt une voie... celle de la JKA ( Japan Karate Association). Yon dan, instructeur internationnal JKA...merci Sensei.
Galimatias...Michel était professeur, mais c'était mon élève. Il se remodeler le dos sous mes conseils. Il vit en moi un collègue. Dans son bahut, on cherchait un suppléant en Sport. Me voilà donc, avec mon BTS et mes deux B.E..., suppléant en EPS ! Un autre homme me fit confiance et cautionna parfois une illégitimité de diplôme. Je lui ai raconté mon parcours à Joseph. Il connaissait très bien, lui, les capacités des élèves moyens ! Alors il m'a très vite envoyé à l'école, celle des élèves moyens devenus Professeurs par accident de confiance : Licence Staps, Capeps interne du privé, Agrégation en EPS. Merci Monsieur le Directeur de votre confiance.
Au dojo... Said était Professeur d'Université (HDR) et Biologiste (hasard... voir plus haut), mais c'était mon élève. Il pratiquait le karate et tentait de voir comment le modèle pédagogique du karate JKA pouvait être d'utilité dans l'enseignement en université. Nos conversations, mon parcours, il réussit à me convaincre d'entreprendre une troisième route...universitaire cette fois-ci. Rencontre avec Gilles, que je citais dans mes copies de capeps et d'agrégation. Gilles Bui-Xuân, un autre Homme, à l'écoute, ouvert, qui fait preuve d'altruisme. Alors, Papa, je t'ai annoncé la Recherche...Le Master a été attribué avec mention et j'ai remporté le prix Lyleire. Tu m'as dit : "c'est pas que tu vas être docteur quand même?"
Allons savoir... je me suis inscrit en thèse. Et le parcours aboutira à la croisée de tous les chemins de l'élève moyen.
Aujourd'hui j'enseigne aux enfants, aux adolescents, aux étudiants, aux adultes. J' enseigne le sport, le karaté, la physiologie, la pédagogie... J'enseigne au dojo, en collège, en université, en centre de formation. Certains de ces élèves ressemblent à l'image que je me fais de l' élève moyen que j'ai été. Certains entreprennent de tracer un nouvel itinéraire, je tente de les encourager. Je les écoute, j'aimerai leur répondre à tous. Pour leur rendre la confiance que Pierre,Daniel, Joseph et bien d'autres m'ont témoigné.
Merci aux bonshommes ! Merci à Carole pour ta compréhension ! Merci à Laura et Flavien, pour votre joie de vivre .
Billet dédié à celles et ceux qui ne trouvent pas leur voie tout de suite... faites attention aux panneaux de signalisation : Attention ! passages de bonnes rencontres fréquents ! |
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